AVIGNON OFF 2018

Magistral ! Le spectacle L'Ablation au festival d'Avignon 2018

En 2003 Robert Benoit, metteur en scène et comédien du Pic’Art Théâtre, adapte pour le théâtre un des meilleurs romans de Georges Simenon “Lettre à mon juge”, puis en 2010 “Lettre à ma mère” aussi de Georges Simenon. Tous les deux spectacles ont été bien accueilli par le public, ils ont eu un grand succès en France et à l’étranger.

En 2016 Robert Benoit est à nouveau seul en scène avec “L’ABLATION”,  un texte adapté par lui-même du roman éponyme de Tahar Ben Jelloun . La première a eu lieu au mois de mars 2016 à la Comédie de Picardie ( Amiens ).

En septembre 2017 la nouvelle version a été présenté à Lyon et Villeurbanne.

En 2018 le spectacle a été présenté au public du  Festival d’Avignon OFF au Théâtre du Centre.

Le sujet  de notre spectacle n’a pratiquement jamais été exploré par le théâtre. D’après l’auteur c’est un tabou qui est fondé sur la peur des hommes à avouer leur impuissance momentanée ou définitive, leur humiliation de l’incontinence, la honte du regard des autres,  la solitude enfin… Sur ces questions intimes, les hommes font un blocage, ils sont incapables d’en parler surtout avec leur compagne.  Mais notre personnage en parle et il se fait entendre et ose confier sa douleur physique et psychologique, sa détresse et ses doutes.

Ce récit intime sans tabou de Tahar Ben Jelloun marche très bien pour un lecteur seul devant ce texte par contre dit devant un public les mêmes mots peuvent sonner différemment. En travaillant sur l’adaptation et la mise en scène nous avons voulu respecter l’intimité de cette histoire franche et directe racontée par ce mathématicien obligé de s’exprimer avec des mots souvent  crus parce qu’il a choisi de dire tout.

Il s’adresse à Catherine, son épouse disparue, qui interviendra avec la voix off d’une comédienne Léa Gabriel, parfois sous la forme de poèmes écrit par Tahar Ben Jelloun.

D’un monologue on passe presque à un dialogue car en parlant ainsi avec celle qu’il a follement aimé elle devient son unique soutien moral face à l’épreuve de la maladie. Il comprendra en même temps que dans son comportement passé avec elle sa lâcheté était souvent plus forte que sa culpabilité.